Versement libératoire 2026 : bonne ou mauvaise idée pour vous ?
Le versement libératoire de l’impôt sur le revenu séduit par sa simplicité : un petit pourcentage prélevé en même temps que vos cotisations, et plus rien à payer. Mais il n’est pas toujours gagnant. Dans certaines situations, il vous fait payer un impôt que vous n’auriez pas dû du tout.
Les taux du versement libératoire en 2026
| Activité | Taux sur le CA |
|---|---|
| Achat-revente, hébergement | 1 % |
| Prestations de services BIC | 1,7 % |
| Professions libérales (BNC) | 2,2 % |
La condition pour opter
Votre revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année (N-2) ne doit pas dépasser environ 28 800 € par part de quotient familial. Pour opter en 2026, c’est donc votre RFR 2024 qui compte. L’option se demande à l’URSSAF avant le 30 septembre pour une application au 1er janvier suivant, ou dans les 3 mois de la création.
La règle simple pour décider
Si vous n’êtes pas imposable, le versement libératoire est toujours perdant. Vous paieriez un impôt (1 à 2,2 % de votre CA) alors que le barème ne vous en demanderait aucun. C’est le piège classique des premières années à faible chiffre d’affaires.
À l’inverse, plus vos revenus (ou ceux de votre foyer) sont élevés, plus le versement libératoire devient intéressant : il remplace une imposition à 11 %, 30 % ou plus de votre bénéfice par un forfait modeste sur le CA.
Exemple en BNC à 50 000 € de CA (célibataire, aucun autre revenu) : versement libératoire 1 100 €, barème environ 3 065 €. L’option fait gagner près de 2 000 €. Le même calcul à 15 000 € de CA donne 330 € de versement libératoire contre 0 € au barème : l’option fait perdre 330 €.